Esprit de Noël es-tu là ?

L’Esprit de Noel

Non, non, non, en cette année 2020 il n’y a rien à fêter !

Hors sujet la crèche et le petit Jésus, les cotillons, les repas pantagruéliques, adieux les bûches et les cadeaux au pied du sapin, la Covid qui obnubile tous les esprits et tous les écrans a tué ma joie…

Ça c’était le premier mouvement… celui de la réaction en mode externe, du désespoir de vivre, depuis bientôt un an, un véritable enlisement sociétal autour de la crise sanitaire.

Dépitée d’assister à la dégénérescence et l’extinction probable du monde occidental perdu dans sa course effrénée de croissance et de consommation, qu’il ne pense qu’à poursuivre si tôt délivré de la Covid, je m’apprêtais à jeter l’éponge à la figure du Père Noël et à son traîneau.

Mais tout cela était vécu sans le petit enfant du fond de mon cœur qui, chaque année, resurgit comme par magie en décembre.

En effet, inlassablement, ce petit pointe le bout de son nez et vient ranimer la flamme d’amour de Santa Claus…

Merci à mes parents, honneur et gloire à tous les parents qui illuminent le cœur des enfants, non pas grâce à une orgie de cadeaux mais par l’Esprit de Noël qui s’invite avec tous les Esprits de la Nature de l’hiver, son cortège de fées-rient et de rêves-rient.

Les circonstances de nos vies, avec leurs lots d’histoires passagères aussi dramatiques soient-elles, ne résistent pas une seconde à l’Esprit, au Cœur et à l’Amour qui transcendent tous les plans relatifs et éphémères.

La magie de Noël c’est cette transcendance, la Lumière qui éclaire et dissipe les ténèbres de la peur et de la tristesse, l’espoir de son retour après l’obscurité.

Dans ce bain énergétique de Noël et du solstice d’hiver, nous sommes portés au-delà de nos limites, de nos croyances de finitude et de mort vers une dimension infinie qui n’a ni commencement ni cessation.

La clarté sera de retour en son heure pour laisser la Conscience libre, universelle et intemporelle se révéler au monde en témoignant ouvertement de sa manifestation dans la matière.

En attendant, laissons là vivre en nous et prendre place dans nos demeures, en fêtant dignement Noël et le petit Jésus, pour la joie de nos enfants et de notre enfant inté-rieur qui frétille déjà d’impatience !